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dimanche 10 janvier 2010

Salut l'artiste

Si tu m’avais demandé,
moi j’t’aurais dit que dans la vie,
ce qui compte c’est pas l’issue mais c’est le combat…
qu’il faut rendre ce que tu reçois,
les mauvais coups comme les plus bas,
et que rien que la beauté du geste
te donne raison sur ce que tu détestes.

Mano Solo, Le monde entier in La marmaille nue, 1993

Merci Mano de t’être battu pour rester avec nous jusqu’aujourd’hui.

mardi 12 mai 2009

Nouvel album et concert de Lhasa

Hier, concert privé (comme quoi la Fnac ne sert pas encore à rien) de Lhasa, dont le nouvel album, attendu depuis 5 ans, vient de sortir.

Le concert se voulait un concert de promo du nouvel album. La presque totalité en a été joué. Une seule remarque nous en est venue : mais pourquoi diable arrête-t-elle de chanter en espagnol et en français ? Pourquoi cet anglais, mal assuré et si peu chantant ? L'album me paraît, au bout d'une dizaine d'écoutes, bien moins plaisant que le premier ou le second. C'est bête.

Deux chansons du premier album ont été jouées, avec des arrangements complètement originaux, très innovants et assez splendides. Au final, le concert valait le coup, mais on regrette encore qu'il y ait eu si peu de "vieilleries"... Quant à l'album, il va encore falloir l'écouter quelques fois avant de se prononcer définitivement.

lundi 16 mars 2009

Bloc-notes : sorties

Achats des prochains mois :

  • 16 mars : Damien Saez/Yellow Tricycle, A lovers prayer
  • 30 mars : PJ Harvey & John Parish, A woman a man walked by
  • 30 mars : Archive, Controlling crowds
  • 4 avril : Björk, Voltaic (double CD & double DVD, live, tournée Volta)
  • 6 avril : Diving with Andy, Sugar Sugar
  • fin avril : Lhasa, Lhasa
  • septembre 2009 : Mano Solo, Rentrer au port
  • courant 2009 : Laura Veirs, July Flame
  • courant 2009 : The Strokes, titre encore inconnu...
  • courant 2009 : Radiohead, titre encore inconnu...

Qui a dit que la création musicale était moribonde ?

Notes :

  • J'ai été pour le moins déçu du dernier Saez, qui était larmoyant au point de faire réellement mal aux tympans. Après quelques écoutes de ce qui est disponible ici ou , il semblerait que ce nouvel album (pour une fois en anglais, ce qui lui a visiblement donné envie de changer de nom) soit complètement différent, et bien meilleur. Ça se tente.
  • L'album de PJ Harvey en association avec John Parish est celui que j'aime le moins parmi toute sa disco. Il paraît que cet album en est la suite. À voir.
  • J'attends avec impatience le nouveau Archive. Fan absolu de Lights qui est absolument parfait, les ayant découverts avec Take my head, j'ai acheté récemment les autres albums qui ne m'on pas encore révélés tous leurs secrets. Mais je suis sûr que celui-là sera la digne suite du précédent.
  • Il paraît que Voltaic reflète bien l'intensité de la tournée, que j'ai pu croiser à Rock en Seine en 2007. Ne serait-ce que pour Declare independance, ça veut le coup.
  • Ah, enfin Diving with Andy sort son deuxième album. Trois ans que l'on attend cela. Trois ans, pendus encore à un Unsure décidément formidable.
  • Lhasa de Sela nous aura bien fait attendre. Un album tous les 6 ans, c'est beaucoup trop peu ! Bon, ok, avec cette qualité-là, on s'en contentera... :-)

jeudi 12 février 2009

February stars

Il est des chansons qu'on apprécie sans savoir pourquoi. Je ne sais pas pourquoi j'aime tant cette chanson, je ne le saurai certainement jamais. Peut-être simplement cette histoire d'étoiles de février.
Ce mois, si important, si froid, si noir, si lugubre, toujours, année après année. Et pourtant si formidable, parce qu'il est le début de la suite, le mois où tout recommence, où l'hiver déprimant s'arrête, où le printemps reprend vie, où tout fonctionne à nouveau...
C'est peut-être le fait que chaque année, plus ou moins le même jour, à peu près celui où une année de plus passe, je retombe dessus. C'est peut-être ça qui me fait adorer cette chanson. Et penser qu'elle m'est terriblement personnelle.
Ces étoiles de février flottant dans le noir, ces cicatrices temporaires... Toujours j'y penserai.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I watched you come and go
How was I to know
You'd steal the show?

One day I'll have enough to gamble
I'll wait to hear your final call
And bet it all

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I pass this time alone
Somewhere so unknown
It heals the soul

You ask for walls I'll build them higher
We'll lie in shadows of them all
I'd stand but they're much too tall
And I fall

February Stars
Floating in the dark
Temporary scars
February Stars

dimanche 4 janvier 2009

Samsung YP-P2 et Ubuntu

Pour Noël, j'ai eu un lecteur mp3 Samsung YP-P2. Il s'agit, comme présenté dans un très bon site dédié, d'un lecteur sorti fin 2007, dont l'interface est entièrement tactile, à l'instar de l'Ipod Touch. L'écran semble un peu moins « précis » que celui de l'Ipod, mais le comportement général est quand-même très agréable à utiliser.

Trois problèmes majeurs :

  • l'utilisation obligatoire du logiciel Samsung
  • le format propriétaire de la vidéo
  • l'affichage des pochettes (ou cover) des albums

Tout écrire ici serait trop long et illisible. J'ai préféré détailler cela dans une page spéciale. Ce n'était en fait pas très compliqué de résoudre ces trois problèmes.

jeudi 11 septembre 2008

Le fleuve

Cette chanson, et particulièrement son interprétation dans le double album En public qui est décidément mon préféré, me plongera toujours, malgré moi, dans cette impression de me retrouver, en pleine nuit, dans notre ville à passer entre le fleuve et la place de la Bourse, à l'époque où elle était encore grise, terne, sombre et inquiétante, à l'époque où les lumières du pont de Pierre illuminaient péniblement le reste des quais. À la peut-être cinq-centième écoute, j'ai encore l'impression de faire des bonds de plus de 10 ans en arrière...

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard
Elle enveloppe et elle sape les carcasses atroces
Et si tu peux te perdre du côté du fleuve
Lui seul te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus jamais, jamais respirer

Comme elle est belle ma ville et ses lumières seulement pour les fous
Celui qui veut se la découpe en tableaux
Là c'est l'heure ou le silence balance sur les eaux du fleuve
Le rythme des horloges qui pourrissent

Y'a là-bas cette fille qui enfle son souffle et ses jupes
Ouvertes comme des corolles en suspens
Et plus elle danse, et plus elle flambe, et plus il l'aime, lui, comme il sent
Que no se puede, la Vida no vale Nada.

mercredi 3 septembre 2008

Sur ma platine en ce moment

  • System, de Archive, in Lights
  • The pretender, de Foo Fighters, in Echoes, silence, patience & grace
  • Idioteque, de Radiohead, in Kid A
  • Obstacles, de Syd Matters, in Someday we will foresee obstacles
  • L'Internationale, en version originale russe, au concert de Rage Against The Machine le 20 août dernier... :) (c'est une blague hein)

Bon, en fait c'est l'ensemble des trois albums de Syd Matters, parce que le deuxième, en plus d'avoir un packaging qui fait dire "ouah, y a encore moyen de m'étonner sur un packaging de cd malgré les bientôt 200 qui sont là, bravo les mecs", est absolument formidable. C'est encore ça qui fait que je vais continuer à acheter des cd pendant quelques années.
C'est aussi l'ensemble du dyptique Amnesiac - Kid A, que je commence à préférer sérieusement à OK Computer, parce que c'est plus expérimental, c'est beaucoup plus barré, c'est carrément plus incompréhensible...
C'est enfin l'ensemble de l'album Lights et du plus anciennement dans mes oreilles Take my head. Avec l'envie de récupérer l'ensemble des autres pour compléter la collection, parce que cet espèce de rock électronique frappe là où il faut.

lundi 21 juillet 2008

Sur ma platine en ce moment

Je sens que ce titre de billet va devenir récurrent...

Acheté depuis peu, Someday we will foresee obstacles, deuxième album de Syd matters sorti en 2005 et réédité il y a peu, tourne littéralement en boucle. Pour amateurs de musique calme, lorsque l'on vous chantonne d'une voix douce au creux de l'oreille.

Des fois, j'ose l'interrompre avec le très bon dernier album d'Arman Méliès, Casino.

jeudi 3 juillet 2008

En ce moment sur ma platine

Bon sang, qu'est ce que j'aimerais avoir du temps pour en parler davantage :

  • Venus, CD2 du dernier album éponyme, en live pour leur ultime concert. C'est déroutant de différence avec l'original, et c'est bien ça qui est formidable. Et toujours The red room bien entendu, toujours aussi inégalable.
  • Portishead, Third, avec beaucoup d'électro et de rythmes plus durs que dans les deux premiers, mais toujours la voix de Beth Gibbons.
  • Radiohead, In rainbows et de temps en temps un peu de Kid A et de Amnesiac. C'est vraiment très bon tout ça, ça fait vibrer sans qu'on sache pourquoi... Ce type a un truc.
  • Laura Veirs, l'intégrale. Je ne connais bien que Years of meteor, le premier album que j'ai acheté. Je commence tout juste à apprendre vraiment les autres, mais j'ai encore du mal à les différencier.
  • Syd matters, Ghost days. D'ailleurs, il faut que je m'achète les albums manquants (j'avais acheté le premier presqu'à la sortie en 2003, mais laissé passer les deux suivants). C'est extrêmement relaxant.
  • Lhasa, beaucoup Lhasa. La llorona qui a maintenant plus de 10 ans, que je connais par cœur et que j'adore ; The living road, qui a déjà 5 ans et dont les textes anglais m'avaient un peu déconcentré... Je commence à le comprendre et à l'apprendre, il n'est pas si mauvais. :) Tiens, 10 ans, 5 ans, et si le prochain était pour bientôt ?

Sinon, le dernier Saez, j'ai essayé 15 ou 20 fois, je n'ai jamais réussi : il va dormir quelques années...

mercredi 11 juin 2008

vidéos musicales étonnantes

Une fois n'est pas coutume, exhumons des vidéos trainant sur le net...

Première vidéo qui date de 2001, il s'agit d'un court-métrage (et non d'une vidéo faite pour internet) suédois de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson, où 6 allumés s'amusent à faire des percus dans un appartement. Ça dure 10 minutes, et c'est assez bluffant, à tel point que ça a gagné 10 prix de festivals, en plus d'être nommé pour la palme d'or du meilleur court, à Cannes en 2001.

La deuxième vidéo est issue d'un concours mais s'adresse à un public technologiquement averti. Tenez, ouvrez cette page et écoutez-en quelques minutes (passez les 30 secondes d'intro si vous êtes pressés). Il s'agit de la chanson Nude du dernier album In rainbows de Radiohead. Allez, prenez le temps, si vous ne la connaissiez pas déjà, d'apprécier sa douceur.
Radiohead a lancé, le premier avril dernier et pendant un mois, un grand concours de remixage de cette chanson, dans le but de la booster un peu pour qu'elle passe en club. La tâche était vaine, tant elle était compliquée, et notre ami Thom le savait très bien... Cela n'a pas pourtant pas empêché à précisément 2252 remixes (la preuve) d'être envoyés, et les 10 plus populaires sont classés et écoutables ici.
Bon, elle arrive cette vidéo ? Oui oui, voilà : en marge de tout cela et un peu en retard, un fou furieux étudiant en école d'art visuel a choisi de réaliser son projet de fin d'études là-dessus, en prenant du vieux matériel informatique et électronique, et en recomposant la chanson avec. Cela donne une vidéo et une musique impressionnantes, qui vaut vraiment le coup d'oreille (vous pouvez avancer jusqu'à la fin de la première minute) (moi ce que je préfère c'est quand les disques durs se mettent à chanter...).

Enfin, parce que tout cela m'y refait penser, je ne me lasserai jamais de cette vidéo qui a tout juste un an et montre avec beaucoup de dextérité ce que disent nos Daft Punk nationaux dans l'excellent Harder, Better, Faster, Stronger. Le buzz des Daft Hands avait donné suite, grâce à deux californiennes qui voulaient faire un break pendant des révisions, à un des meilleurs cours de gym disponible sur youtube...

dimanche 1 juin 2008

Luke à la Cigale : vraiment très bien... mais perfectible ?

Avant-hier soir, concert de Luke à La Cigale. C'était très très bien. Très fort (dans les deux sens du terme, parce qu'on avait oublié nos bouchons d'oreilles et on s'en est voulu tout le lendemain). Une première partie sympathique, mais surtout deux heures très puissantes. Presque l'ensemble des chansons péchues du deuxième et du troisième albums. J'ai été un peu déçu de n'avoir aucune des chansons calme du pas-si-mauvais premier album (même si j'imagine qu'entre 2000 et 2004, ils ont eu le temps de les jouer en public). C'était un concert vraiment comme on l'attendait, avec une salle pleine qui bougeait d'une seul mouvement, avec une chaleur imposante.

Le seul problème, de taille néanmoins, c'est la voix de Thomas Boulard. Pour ne pas dire qu'il chante faux, on pourrait dire qu'on a parfois un peu mal aux oreilles (qui osera « même à la nouvelle star, ils chantent mieux ? » ;-) ). Surtout par le fait qu'elle semblait être volontairement poussée par rapport aux instruments, comme si l'ingénieur du son avait souhaité que l'on entende uniquement le grand type au milieu de la scène qui beugle dans son micro. À tel point qu'au début de l'excellente exécution de Zoé, c'en était désagréable ; heureusement, le niveau sonore du micro a été baissé ou l'équalisation modifiée, ce qui nous a permis de profiter de cette formidable chanson sans froncer les sourcils à chaque "s" ou "f" qui sifflait dans toute la salle et dans nos oreilles.

Bref, Luke est un très bon groupe, comme je l'ai déjà dit il y a quelques temps. On aimerait juste que Thomas (puisqu'il fait presque déjà partie de la famille) essaie d'améliorer son chant, même si j'ai du mal à critiquer un type qui arrive à produire le spectacle auquel j'ai assisté vendredi.

mercredi 23 avril 2008

RATM en France en 2008 !

Ça, c'est de la grande nouvelle. On sait depuis quelques jours que Rage Against The Machine, cet excellent groupe de gauchistes qui a fait vivre ce que l'on appelait « la fusion » dans les années 90 (ouah, j'ai l'impression d'être vieux quand je dis ça...), dessoudé en 2000 et ressoudé en 2007, fera un concert en France cet été.

Une seule date malheureusement. Et cette date sera le 20 août 2008, en avant-première de la sixième édition du festival Rock en Seine, qui décidément depuis trois ans joue définitivement dans la cour des grands. Le festival en tant que tel se déroule les 28 et 29 août, avec une programmation toujours courte mais excellente, contrairement à d'autres festivals qui alignent les groupes-qui-passent-à-la-radio genre à la mode pour l'année (Quoi ? Qui a dit "Eurockéennes" ?) : The Roots, The Streets, The Do, Justice, Serj Tankian, Kaiser Chiefs, System Of A Down, Amy Winehouse, R.E.M. (source : Fnac)

Seul petit problème, le prix, qui s'éloigne du prix d'un festival... 45€ par jour, 75€ pour un pass 2 jours pour les 28 et 29, ça va encore, mais 45€ de plus pour le concert de RATM seul, c'est beaucoup je trouve. Ceci dit, ça doit les valoir en y réfléchissant. :)
La réservation des places spéciales pour RATM le 20 sera ouverte le 25 avril à 10h... et à mon avis il n'y en aura pas pour tout le monde !

Edit : En fait ils seront aussi à Bercy le 4 juin, mais ça a l'air complet.

mardi 22 avril 2008

sorties d'avril, suite

Je viens de voir ça, à rajouter aux sorties dont je parlais précédemment :

  • Sortie hier du nouvel album d'Arman Méliès, Casino, sur lequel je vais me jeter demain...
  • Sortie hier aussi du nouvel album d'Experience, nous (en) sommes encore là.
  • J'avais oublié de parler du nouvel album de Camille, Music Hole, sorti le 7 avril dernier.

Les très bons Diving with Andy annoncent aussi que leur deuxième album est pour bientôt...

Luke, ou le renouveau du rock français

Tout commence à Noël 2001, où l'on se fait offrir un album d'un nouveau groupe qu'on a découvert depuis quelques jours. La vie presque est un très bon album, qui frappe par sa nonchalance, mais par des textes exacts et que l'on sent travaillés. Se taire, J'aurais aimé te plaire, sont des tubes pour nos oreilles (et pas pour la radio). Dimanche de vote est d'une morale prémonitoire, et n'a plus la même consonance le 22 avril 2002 ("si tu pointes ton nez vers l'extrème, n'oublie pas que les hommes sont fous"). Cet album est fort, on s'en rend compte, on se dit que ce jeune groupe fera quelque chose. Qu'il faudra le suivre. (Et dire que deux mois plus tard on avait Des visages des figures, qui lui ressemble tellement...)

Deuxième épisode, le 21 mai 2004, on se dit "tiens j'ai déjà entendu ce nom". Ah, oui, on se rappelle du premier album nonchalant. Deux semaines après la sortie, on achète La tête en arrière sur internet, "pour voir". On se dit que ça vaut le coup, au moins un peu. Et on écoute. Mais qu'est devenu le Luke qu'on connaissait ? (on apprendra, mais beaucoup beaucoup plus tard, que le seul rapport entre les deux Luke est Thomas Boulard, le chanteur). Aucun rapport entre les deux albums, le deuxième est remplit de titres éminemment rock. Rien ne parjure, tout est dans le bon ton. C'est une claque, c'est du vrai son, c'est quelque chose qu'on n'avait jamais vu, c'est vraiment, en français, le seul groupe qui aie jamais fait du rock. Quelque chose d'énorme, à tel point qu'on n'ait plus envie d'y employer de vains mots, juste d'écouter. L'unité est ce qui frappe le plus dans cet album. On pourrait citer les 11 titres, aucun n'est moins puissant qu'un autre. Vraiment un des meilleurs albums de la décennie. On cherche un équivalent, et on peine à en trouver un. Peut-être 666.667 club, tout le monde y a pensé, même un peu trop. On pense un peu à Silverchair, aux Foo Fighters, aux Smashing, pour les textes mais surtout pour le son.

Et après on surveille du coin de l'œil, et le 12 septembre 2007, deux jours après sa sortie, on achète le troisième album. Un peu déçu, on retrouve un peu la puissance du deuxième album, mais y a un truc qui cloche. On sait pas trop, on se dit qu'on n'a pas eu le temps suffisant pour apprécier l'autre, tant on a encore l'impression que c'était hier. On laisse l'album de côté.

Un peu plus tard, on réécoute Les enfants de Saturne. La voix est toujours la même, un peu trop claire, un peu trop immature. On se dit que ce sera parfait dans cinq ou dix ans. Et on aime. Et on pense cette fois davantage encore aux grands frères, toujours les mêmes, sans les nommer. Eux aussi, comme Luke, comme moi d'ailleurs, sont bordelais. C'est peut-être pour cela que je me retrouve là-dedans. Eux aussi écrivent des textes incompréhensibles, incompréhensiblement poétiques. Eux aussi ont tendance à lâcher des mots en espagnol, parce que cette Espagne si proche est en nous. Eux aussi écrivent des hymnes puissants à la gloire de nous, comme l'est la magnifique Les écorchés, comme l'est l'excellente Les enfants de Saturne. Il est question de mort, partout, tout le temps, avec plein de Faites que le soleil ne brille plus pour moi ou de Est-ce que la mort se danse. Il est question d'amour, partout, tout le temps, avec plein de Est-ce que l'amour vient comme ça ou de Personne te voit d'être aussi belle. Il est question de on bien est vivants, partout, tout le temps. On se parle à la deuxième personne, avec des Qu'as-tu dit à la vie pour qu'elle s'efface ? et des Est-ce que tu me crois.

Et là on se dit que le vide provoqué par cette énorme erreur lituanienne sera peut-être, plus ou moins, comblé. Rien ne sera pareil, rien ne sera comme si de rien n'était. Mais on aura encore des Veux-tu vivre à l'envers ?, des Dis-toi bien qu'on est deux à refuser le printemps. Des hymnes d'écorchés, rien que pour nous, rien que pour qu'on puisse exister, rien que pour que l'on puisse sentir et ressentir tout cela.

Luke, loin de ressembler de près ou de loin à l'un de ses grands frères, a gagné ses jalons de groupe de rock, qu'on aimera longtemps, voire à jamais. Ils sont très forts, et au bout de trois albums méritent que l'on en parle d'eux comme d'une légende. Dans dix albums, plus personne n'en doutera plus. Merci Luke, de nous avoir réveillés à ce point.

Je vous engage à acheter les trois albums de Luke. Si vous voulez les écouter avant, n'hésitez pas à me contacter, je serais très heureux de vous les faire découvrir.

En un jour j’ai cru tout faire
Mourir et puis renaître
Vouloir reprendre le monde
Il reste une seconde
Enfants de l’incandescence
Regardez sans méfiance
L’éternité qui vous braque
Cette lumière vous traque !

lundi 31 mars 2008

sorties d'avril

Ouah, quel mois nous attend :

  • Enfin le troisième album de Portishead, sobrement intitulé Third. Ça faisait tout juste 10 ans qu'on attendait ça, c'est absolument énorme. Sortie le 28 avril.
  • Sortie le 21 avril de Varsovie, le quatrième album de Damien Saez. Comme pour le formidable God blesse, on aura droit à plusieurs cd pour le prix d'un, et même trois cette fois, que l'on attendait eux depuis près de 4 ans. Bravo, tant d'artistes de maison de disques nous aurait fait payer ça en trois fois...
  • Dernier à tout jamais album de Venus, dont je parlais précédemment, Best of and live sort le 7 avril.

vendredi 22 février 2008

Aaron aux victoires de la musique

C'est la saison des prix. Et Aaron est nommé deux fois :

Pour le reste des nominations, personnellement je trouve ça assez pathétique. Et après Pascal Nègre s'étonnera que « les gens » n'achètent plus de disques. Quand on voit la catégorie reine de l'interprète masculin de l'année, bin ça donne franchement pas envie...

Bon, allez, dernier truc : j'espère que c'est le clip de Justice, qui au moins est un très beau clip, comparés aux autres sélectionnés, qui l'emportera...

Venus, suite... et fin

J'ai bien peur que ce billet soit funeste.

Tout à l'heure, je cherchais des infos en écrivant le billet précédent sur The red room. Et voilà ce que j'ai trouvé (allez voir au 28 février 2007 -- ouais, en fait ça date un peu, mais je ne le savais pas) :

After ten “out-of-this-world” years – full of way-out adventures, mesmerising concerts, a few chaotic patches, quite a few drunken giggles – I have decided to move on to new intergalactic adventures.

Après 10 ans et seulement trois excellents albums, Venus n'est donc plus. Ah si, un dernier double-album est sorti en Belgique, sortie en France le 31 mars. Des reprises et des tributes.

Je les aurai vu une fois en concert pendant 45 minutes je crois, le samedi 29 juillet 2006 à Paris Plage (par le festival Indétendances de la Fnac). C'est pas assez. :)

jeudi 21 février 2008

[redécouverte] Venus, The red room

Depuis une semaine, je réécoute The red room, le dernier album en date de Venus, qui est l'utime preuve que la Belgique est un pays qui vaut le coup d'oreille. Cet album, que j'ai acheté selon mes logs le 15 avril 2006 à la Fnac Montparnasse (je vous interdis de me traiter de psychopathe :) ), soit 3 jours avant sa sortie officielle (je ne m'en souviens plus, ce devait être une exclu Fnac...), je ne l'avais jamais vraiment écouté. Je sais pas, j'étais encore dans l'excellent Vertigone, qui est vraiment un concentré de génie, une des meilleures galettes que j'ai ici.

Bref, je trouvais que rien n'égalait les Running at full speed ou Kallenovsky, peut-être deux des 10 meilleures chansons du monde, si un jour cela voulait dire quelque chose ; qu'à part l'intégrale de Portishead ou quelques Radiohead rien ne serait aussi mélancolique que Big waste time. Que s'il fallait citer chacune de ses 13 chansons pour montrer à quel point je ne me lasserai jamais de Vertigone, je le ferais volontiers. Mais là n'est pas le but de ce billet.

Je me suis rendu compte, au bout de presque deux ans donc, que The red room donc, qui a souffert du talent de son grand frère, est en fait tout simplement prodigieux. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive... Je me le passe en boucle jusqu'à l'overdose, comme pour rattraper le temps perdu. Tenez, je ne résiste pas à vous en laisser écouter une (presque) choisie au hasard. (Vous pouvez écouter des extraits de tout l'album sur le site de Venus.)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Poison donc, cette chanson de presque 7 minutes qui alors que j'écris ces lignes vient d'être choisie aléatoirement par mon Rythmbox, j'avoue que je l'avais remarquée les premiers jours. Mais sans plus, du genre, mouais, c'est pas mal, mais c'est trop pareil que. Non. Je m'insurge. Elle est formidable, elle respire la révolte, elle monte en puissance, avec la voix et les violons, encore les violons, toujours les violons. Finalement, peut-être que c'est l'instrument qui exprime les plus d'émotions. Je m'égare. Un passage calme, quatrième minute. On recommence à réciter ces paroles magnifiques, tout simplement magnifiques, tellement en accord avec ces sensations. Puis on parle fort. Puis on hurle. We are like we are. We'll share everything. We'll share everything else. Et les violons. Toujours les violons. On ne l'oubliera jamais cette chanson, on ne s'en défera jamais. Ça fait plusieurs jours que je la chantonne en permanence, que j'en rêve presque la nuit (je crois qu'il faudrait vivement que je remette à jour mon top 10 :) ).

Mais ce serait injuste de faire croire que cet album est l'album d'une chanson, l'album d'un hit radio qui n'en est pas un à cause de sa longueur et du manque de goût du monde entier. Non, loin de là, les autres titres se défendent mieux que bien à l'image d'un Mother's voice qui commence comme un chuchottement pour éclater comme un feu d'artifice (et les violons, toujours les violons, bien sûr les violons). Ou ce Everything that rises must converge au nom trop long mais qui ne laisse aucun doute sur ses intentions, dès la première note. Et les violons, tiens, d'ailleurs, toujours les violons. Je ne sais pas ce qu'on ferait sans les violons. Des choses insignifiantes, certainement. Ou aussi ce "Who the fuck gave you this invitation?". Dont je ne vais rien dire, histoire de vous laisser quelques surprises, mais qui exceptionnellement ne comporte pas de violons. Et qui pourtant ne demande qu'à ce qu'on en apprenne les paroles pas évidentes pour singer ce phrasé saccadé. Je ne parle même pas d'I spoke too soon ou d'Unknown. Juste écoutez-les.

Bref. Un jour, je referai mon top 10. Et on peut certainement parier que The red room sera classé, pas loin de Vertigone d'ailleurs (même si ça va quand-même être difficile de dépasser les 4 premiers...).

Enfin, parce que je ne les ai pas trouvées ailleurs et qu'il le faut :

Do you think it's poison, I believe it's a cure
Is it a common point between me and you
Are we defending our idiosyncrazy
Are we maybe thinking we still wanna get crazier
Would it be because we're in a wrong direction
Could it be a cause for our too many questions
Is it a shame not to know what we can win and loose
Are we to be blamed for this and for the whole world, too
Should we reject life, in perfect empathy
Or give everyone time and make it sweeter
Well it seems like addiction to the human weakness
It's like a self-restriction to what could be called happiness
And we still need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else
We know we need more time to understand ourselves
We are just like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to love the best
And we'll give everything and we'll give all the rest
Can you think of a reason, I believe it's too pure
Too much imagination makes you feel insecured
Our backbones are bending drawing up to the ground
Our deepest feelings like joining lips of a wound
Do we run along life, ruining it sometimes
Do we surf on our worse lies, trying to make them die
Preserving our aloofness, pretending not to guess
It's a matter of decision, not a question of illusion
We know we need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else

lundi 15 octobre 2007

Écorchés

Peut-être à nouveau entendrons-nous un jour cette énorme musique (venant de l'excellent double album live En public) :

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

L'hymne d'un peuple. Le peuple des écorchés. White light, white heat.

...
Oh mais non rien de grave
Y'a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi.
Emmene-moi, emmene-moi
On doit pouvoir
Se rendre écarlates
Et même
Si on précipite
On devrait voir
White light white heat
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux...
Serre-moi encore
Nous les écorchés vifs
On en a des sévices

mardi 28 août 2007

Rock en Seine 2007

Ce weekend, c'était Rock en Seine, qui grandit chaque année depuis ses cinq ans d'existence. Et même si dans l'ensemble la programmation n'était pas vraiment faite pour moi (trop de groupes à la mode comme The Hives ou de groupes électro comme 2 Many Djs), les simples noms d'Émilie Simon et de Björk ont suffit à me déplacer.

Et je n'ai pas été déçu, avec pour le premier, sur la (petite) scène de la Cascade, une très bonne place sans arriver en avance. Les instruments sont «hand-made», comme l'espèce de brassard avec plein de leviers qu'elle porte autour du bras et qui lui permet de distordre sa voix et sa guitare. Le percussionniste est absolument impressionnant, quand il donne le tempo en tapant de plusieurs façon dans le bol d'eau géant ou quand il joue du piano en même temps qu'Émilie mais directement en tapant sur les cordes...

Émilie Simon en concert à Rock en Seine, 24 août 2007

Pour le second, Björk nous a offert un joli show aux couleurs de son dernier album mais avec plein de morceaux des anciens, hormis Medúlla je crois. En particulier, on aura apprécié le Hyperballad, se changeant en ballade technoïde directement enchainée sur un Pluto bourré d'hormones (ou d'ecstasy, au choix). On attendait alors tous Declare Independance (dont j'ai déjà chanté les louanges), on l'aura 20 minutes plus tard, comme un manifeste qu'elle est vouée à devenir, en dernière chanson de ce concert, une sorte d'apothéose. On aura aussi tous pris soin d'halluciner en regardant le joujou électronique du musicien Damian Taylor, une table «multi-tactile» qui interfère directement avec les boutons que l'on y place. C'est vraiment bluffant de voir la technologie autant au service de l'art.

Björk en concert à Rock en Seine, 26 août 2007

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