Depuis une semaine, je réécoute The red room, le dernier album en date de Venus, qui est l'utime preuve que la Belgique est un pays qui vaut le coup d'oreille. Cet album, que j'ai acheté selon mes logs le 15 avril 2006 à la Fnac Montparnasse (je vous interdis de me traiter de psychopathe :) ), soit 3 jours avant sa sortie officielle (je ne m'en souviens plus, ce devait être une exclu Fnac...), je ne l'avais jamais vraiment écouté. Je sais pas, j'étais encore dans l'excellent Vertigone, qui est vraiment un concentré de génie, une des meilleures galettes que j'ai ici.

Bref, je trouvais que rien n'égalait les Running at full speed ou Kallenovsky, peut-être deux des 10 meilleures chansons du monde, si un jour cela voulait dire quelque chose ; qu'à part l'intégrale de Portishead ou quelques Radiohead rien ne serait aussi mélancolique que Big waste time. Que s'il fallait citer chacune de ses 13 chansons pour montrer à quel point je ne me lasserai jamais de Vertigone, je le ferais volontiers. Mais là n'est pas le but de ce billet.

Je me suis rendu compte, au bout de presque deux ans donc, que The red room donc, qui a souffert du talent de son grand frère, est en fait tout simplement prodigieux. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive... Je me le passe en boucle jusqu'à l'overdose, comme pour rattraper le temps perdu. Tenez, je ne résiste pas à vous en laisser écouter une (presque) choisie au hasard. (Vous pouvez écouter des extraits de tout l'album sur le site de Venus.)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Poison donc, cette chanson de presque 7 minutes qui alors que j'écris ces lignes vient d'être choisie aléatoirement par mon Rythmbox, j'avoue que je l'avais remarquée les premiers jours. Mais sans plus, du genre, mouais, c'est pas mal, mais c'est trop pareil que. Non. Je m'insurge. Elle est formidable, elle respire la révolte, elle monte en puissance, avec la voix et les violons, encore les violons, toujours les violons. Finalement, peut-être que c'est l'instrument qui exprime les plus d'émotions. Je m'égare. Un passage calme, quatrième minute. On recommence à réciter ces paroles magnifiques, tout simplement magnifiques, tellement en accord avec ces sensations. Puis on parle fort. Puis on hurle. We are like we are. We'll share everything. We'll share everything else. Et les violons. Toujours les violons. On ne l'oubliera jamais cette chanson, on ne s'en défera jamais. Ça fait plusieurs jours que je la chantonne en permanence, que j'en rêve presque la nuit (je crois qu'il faudrait vivement que je remette à jour mon top 10 :) ).

Mais ce serait injuste de faire croire que cet album est l'album d'une chanson, l'album d'un hit radio qui n'en est pas un à cause de sa longueur et du manque de goût du monde entier. Non, loin de là, les autres titres se défendent mieux que bien à l'image d'un Mother's voice qui commence comme un chuchottement pour éclater comme un feu d'artifice (et les violons, toujours les violons, bien sûr les violons). Ou ce Everything that rises must converge au nom trop long mais qui ne laisse aucun doute sur ses intentions, dès la première note. Et les violons, tiens, d'ailleurs, toujours les violons. Je ne sais pas ce qu'on ferait sans les violons. Des choses insignifiantes, certainement. Ou aussi ce "Who the fuck gave you this invitation?". Dont je ne vais rien dire, histoire de vous laisser quelques surprises, mais qui exceptionnellement ne comporte pas de violons. Et qui pourtant ne demande qu'à ce qu'on en apprenne les paroles pas évidentes pour singer ce phrasé saccadé. Je ne parle même pas d'I spoke too soon ou d'Unknown. Juste écoutez-les.

Bref. Un jour, je referai mon top 10. Et on peut certainement parier que The red room sera classé, pas loin de Vertigone d'ailleurs (même si ça va quand-même être difficile de dépasser les 4 premiers...).

Enfin, parce que je ne les ai pas trouvées ailleurs et qu'il le faut :

Do you think it's poison, I believe it's a cure
Is it a common point between me and you
Are we defending our idiosyncrazy
Are we maybe thinking we still wanna get crazier
Would it be because we're in a wrong direction
Could it be a cause for our too many questions
Is it a shame not to know what we can win and loose
Are we to be blamed for this and for the whole world, too
Should we reject life, in perfect empathy
Or give everyone time and make it sweeter
Well it seems like addiction to the human weakness
It's like a self-restriction to what could be called happiness
And we still need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else
We know we need more time to understand ourselves
We are just like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to love the best
And we'll give everything and we'll give all the rest
Can you think of a reason, I believe it's too pure
Too much imagination makes you feel insecured
Our backbones are bending drawing up to the ground
Our deepest feelings like joining lips of a wound
Do we run along life, ruining it sometimes
Do we surf on our worse lies, trying to make them die
Preserving our aloofness, pretending not to guess
It's a matter of decision, not a question of illusion
We know we need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else