Le fleuve
Par Cyril le jeudi 11 septembre 2008, vers 21:42 - Musique - Lien permanent
Cette chanson, et particulièrement son interprétation dans le double album En public qui est décidément mon préféré, me plongera toujours, malgré moi, dans cette impression de me retrouver, en pleine nuit, dans notre ville à passer entre le fleuve et la place de la Bourse, à l'époque où elle était encore grise, terne, sombre et inquiétante, à l'époque où les lumières du pont de Pierre illuminaient péniblement le reste des quais. À la peut-être cinq-centième écoute, j'ai encore l'impression de faire des bonds de plus de 10 ans en arrière...
Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard
Elle enveloppe et elle sape les carcasses atroces
Et si tu peux te perdre du côté du fleuve
Lui seul te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus jamais, jamais respirer
Comme elle est belle ma ville et ses lumières seulement pour les fous
Celui qui veut se la découpe en tableaux
Là c'est l'heure ou le silence balance sur les eaux du fleuve
Le rythme des horloges qui pourrissent
Y'a là-bas cette fille qui enfle son souffle et ses jupes
Ouvertes comme des corolles en suspens
Et plus elle danse, et plus elle flambe, et plus il l'aime, lui, comme il sent
Que no se puede, la Vida no vale Nada.