Ce weekend, c'était Rock en Seine, qui grandit chaque année depuis ses cinq ans d'existence. Et même si dans l'ensemble la programmation n'était pas vraiment faite pour moi (trop de groupes à la mode comme The Hives ou de groupes électro comme 2 Many Djs), les simples noms d'Émilie Simon et de Björk ont suffit à me déplacer.
Et je n'ai pas été déçu, avec pour le premier, sur la (petite) scène de la Cascade, une très bonne place sans arriver en avance. Les instruments sont «hand-made», comme l'espèce de brassard avec plein de leviers qu'elle porte autour du bras et qui lui permet de distordre sa voix et sa guitare. Le percussionniste est absolument impressionnant, quand il donne le tempo en tapant de plusieurs façon dans le bol d'eau géant ou quand il joue du piano en même temps qu'Émilie mais directement en tapant sur les cordes...

Pour le second, Björk nous a offert un joli show aux couleurs de son dernier album mais avec plein de morceaux des anciens, hormis Medúlla je crois. En particulier, on aura apprécié le Hyperballad, se changeant en ballade technoïde directement enchainée sur un Pluto bourré d'hormones (ou d'ecstasy, au choix). On attendait alors tous Declare Independance (dont j'ai déjà chanté les louanges), on l'aura 20 minutes plus tard, comme un manifeste qu'elle est vouée à devenir, en dernière chanson de ce concert, une sorte d'apothéose. On aura aussi tous pris soin d'halluciner en regardant le joujou électronique du musicien Damian Taylor, une table «multi-tactile» qui interfère directement avec les boutons que l'on y place. C'est vraiment bluffant de voir la technologie autant au service de l'art.
