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Tag - musique

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jeudi 6 août 2009

Ma discothèque

Le résumé

http://musique.cyril-ravat.fr

La préhistoire

Depuis plus d'un an cela me trottait dans la tête. Alors je me suis pris par la main, j'ai un peu réfléchi, et je l'ai fait. C'est pas encore tout à fait comme je l'imagine au final, mais on s'en approche.

Depuis plus de 13 ans maintenant, depuis le printemps ou l'été 1996, j'achète de albums en cd. Avant, j'avais quelques cassette audio, mais rien de bien important, un pirate de Smash d'Offspring, premier album que j'ai pu écouter en entier, des enregistrements de Skyrock qui ne passait pas la même chose que désormais, des broutilles. Depuis ces temps reculés donc, des albums, beaucoup, maintenant près de 240. Presque tous choisis volontairement.

Depuis 13 ans donc, je note. Enfin au début pas tout à fait, mais en 1998 j'ai commencé à noter avec davantage d'assiduité dans mon agenda titres, artistes, dates d'achat, lieux d'achat et prix. Et je n'ai plus jamais arrêté, à de rares exceptions près. Et maintenant, avec mes capacités à organiser une base de données de façon pérenne, je me disais qu'il fallait vraiment que je stocke ça quelque part, dans des endroits plus sûrs qu'un simple carnet vieilli.

Depuis 3 semaines environ, je m'y suis mis. Entre 8 et 10 heures de code par jour, souvent la nuit, parce que malgré moi c'est comme cela que je préfère bosser. Mais j'ai procédé d'une façon complètement différente à d'habitude. Contrairement à d'habitude, j'ai l'impression de ne pas avoir perdu trop mon temps en pinaillages et fioritures.

L'histoire

Contrairement à d'habitude, j'ai commencé par fabriquer une interface d'administration solide et pratique, à base de contrôles en JavaScript et en Ajax, de validation à la volée, de pseudo-web2.0, de messages d'alertes ou de confirmation qui s'affichent sans recharger la page, dont je suis assez content. Plus je code en utilisant la formidable bibliothèque JQuery, plus je trouve qu'elle est géniale et facilite énormément les chose. Quand je pense que j'avais implémenté dans la GaleriePhotos, en octobre 2006, une connexion de type Ajax (en fait, une simple utilisation de la vieille fonction XMLHttpRequest)... C'est quand même autrement plus élégant de coder cela maintenant en trois ligne parce qu'une API complète se charge de tout.

Et puis, contrairement à d'habitude, j'ai entré quelques albums fictifs en bidouillant partout pour être sûr que la machinerie était robuste. Pas mal de bugs sont apparus, et rapidement, à peu près une semaine après avoir démarré, j'ai commencé à entrer mes albums. Contrairement à d'habitude, je n'ai pas attendu d'avoir tout entré pour avancer, et arrivé à un tiers environ, j'ai codé l'interface publique. Rapidement. J'ai ensuite repris la saisie des données, laborieuse et ennuyeuse. Avec en parallèle quelques moments de réflexions pour implémenter telle ou telle fonction pour l'affichage.

L'épilogue

De fil en aiguille, tout est maintenant enfin prêt. Depuis 2 jours, le site hébergeant la liste de mes albums acquis au fil des ans, de tout mon univers musical, existe. Depuis 4 jours en fait mais les deux derniers jours ont permis d'ajouter des fonctions de recherche et de classement que j'apprécie pas mal, surtout pour les techniques que j'ai employées (ce n'est rien d'autre que du narcissisme, rassurez-vous).

Le site en question, histoire de faire simple, s'appelle

http://musique.cyril-ravat.fr

Je vous invite à y venir faire un tour.

J'allais oublier de parler de ce qu'il manque. Le site contient des données, mais pas encore assez. J'ai prévu d'ajouter :

  • les pistes des albums, éventuellement, si je trouve un moyen simple et pratique de le faire. J'avoue ne pas avoir encore beaucoup cherché.
  • des liens entre artistes et entre albums, du genre « si vous aimez cela, alors vous aimerez... ». C'est assez complexe, en particulier en terme d'interface d'administration. J'ai déjà quelque chose de fonctionnel mais très lent à l'affichage, et mal pratique au final. Il faudrait surement effectuer une présélection grâce aux tags...
  • une description un peu plus complète des artistes, une photo, un lien wikipedia, des trucs.
  • un système de commentaires et la possibilité pour les visiteurs de mettre aussi des notes. En fait, c'est quasiment déjà en place, mais je pense que ce n'est pas le plus pressé et donc je ne le ferai pas très vite.

Et bien sûr, j'ai prévu, quand je serai assez sûr de moi, de publier sous licence libre le logiciel dans son ensemble, au cas où ça pourrait servir à certains. Mais il va falloir attendre une petite année environ avant cela...

jeudi 12 février 2009

February stars

Il est des chansons qu'on apprécie sans savoir pourquoi. Je ne sais pas pourquoi j'aime tant cette chanson, peut-être simplement parce qu'elle parle de février un mois si froid, si noir, mais qui est pourtant le début de la suite, le mois où tout recommence, où l'hiver déprimant s'arrête, où le printemps reprend vie, où tout fonctionne à nouveau...
C'est peut-être le fait que chaque année, précisément en février, je retombe dessus. C'est peut-être ça qui me fait adorer cette chanson. Et penser qu'elle m'est terriblement personnelle.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I watched you come and go
How was I to know
You'd steal the show?

One day I'll have enough to gamble
I'll wait to hear your final call
And bet it all

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I pass this time alone
Somewhere so unknown
It heals the soul

You ask for walls I'll build them higher
We'll lie in shadows of them all
I'd stand but they're much too tall
And I fall

February Stars
Floating in the dark
Temporary scars
February Stars

dimanche 4 janvier 2009

Samsung YP-P2 et Ubuntu

Pour Noël, j'ai eu un lecteur mp3 Samsung YP-P2. Il s'agit, comme présenté dans un très bon site dédié, d'un lecteur sorti fin 2007, dont l'interface est entièrement tactile, à l'instar de l'Ipod Touch. L'écran semble un peu moins « précis » que celui de l'Ipod, mais le comportement général est quand-même très agréable à utiliser.

Trois problèmes majeurs :

  • l'utilisation obligatoire du logiciel Samsung
  • le format propriétaire de la vidéo
  • l'affichage des pochettes (ou cover) des albums

Tout écrire ici serait trop long et illisible. J'ai préféré détailler cela dans une page spéciale. Ce n'était en fait pas très compliqué de résoudre ces trois problèmes.

jeudi 11 septembre 2008

Le fleuve

Cette chanson, et particulièrement son interprétation dans le double album En public qui est décidément mon préféré, me plongera toujours, malgré moi, dans cette impression de me retrouver, en pleine nuit, dans notre ville à passer entre le fleuve et la place de la Bourse, à l'époque où elle était encore grise, terne, sombre et inquiétante, à l'époque où les lumières du pont de Pierre illuminaient péniblement le reste des quais. À la peut-être cinq-centième écoute, j'ai encore l'impression de faire des bonds de plus de 10 ans en arrière...

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard
Elle enveloppe et elle sape les carcasses atroces
Et si tu peux te perdre du côté du fleuve
Lui seul te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus jamais, jamais respirer

Comme elle est belle ma ville et ses lumières seulement pour les fous
Celui qui veut se la découpe en tableaux
Là c'est l'heure ou le silence balance sur les eaux du fleuve
Le rythme des horloges qui pourrissent

Y'a là-bas cette fille qui enfle son souffle et ses jupes
Ouvertes comme des corolles en suspens
Et plus elle danse, et plus elle flambe, et plus il l'aime, lui, comme il sent
Que no se puede, la Vida no vale Nada.

mercredi 3 septembre 2008

Sur ma platine en ce moment

  • System, de Archive, in Lights
  • The pretender, de Foo Fighters, in Echoes, silence, patience & grace
  • Idioteque, de Radiohead, in Kid A
  • Obstacles, de Syd Matters, in Someday we will foresee obstacles
  • L'Internationale, en version originale russe, au concert de Rage Against The Machine le 20 août dernier... :) (c'est une blague hein)

Bon, en fait c'est l'ensemble des trois albums de Syd Matters, parce que le deuxième, en plus d'avoir un packaging qui fait dire "ouah, y a encore moyen de m'étonner sur un packaging de cd malgré les bientôt 200 qui sont là, bravo les mecs", est absolument formidable. C'est encore ça qui fait que je vais continuer à acheter des cd pendant quelques années.
C'est aussi l'ensemble du dyptique Amnesiac - Kid A, que je commence à préférer sérieusement à OK Computer, parce que c'est plus expérimental, c'est beaucoup plus barré, c'est carrément plus incompréhensible...
C'est enfin l'ensemble de l'album Lights et du plus anciennement dans mes oreilles Take my head. Avec l'envie de récupérer l'ensemble des autres pour compléter la collection, parce que cet espèce de rock électronique frappe là où il faut.

lundi 21 juillet 2008

Sur ma platine en ce moment

Acheté depuis peu, Someday we will foresee obstacles, deuxième album de Syd matters sorti en 2005 et réédité il y a peu, tourne littéralement en boucle. Pour amateurs de musique calme, lorsque l'on vous chantonne d'une voix douce au creux de l'oreille.

Des fois, j'ose l'interrompre avec le très bon dernier album d'Arman Méliès, Casino.

lundi 7 juillet 2008

Passé à travers

Cette chanson me trotte depuis bientôt 10 ans dans la tête. Ceci ne veut sûrement rien dire pour vous. Mais je m'en suis complètement fait un roman.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

7 juillet 2008
Net l'image satellite
Tu vois, nos mers
Ont l'air si fier
On se reparle
J'hallucine
Je danse
En ces temps d'abondance
Ici, aucun destin n'hésite
Changé depuis dix secondes
Un monde respire
Je culmine

Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place

Je fais
L'homme que rien n'étonne
La lune est belle comme 200 briques
Est ce par le jeu du hasard
Nous sommes lundi
Nous somme riches

Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place

Aston Villa, L'âge d'or, in Extraversion.

mercredi 11 juin 2008

vidéos musicales étonnantes

Une fois n'est pas coutume, exhumons des vidéos trainant sur le net...

Première vidéo qui date de 2001, il s'agit d'un court-métrage (et non d'une vidéo faite pour internet) suédois de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson, où 6 allumés s'amusent à faire des percus dans un appartement. Ça dure 10 minutes, et c'est assez bluffant, à tel point que ça a gagné 10 prix de festivals, en plus d'être nommé pour la palme d'or du meilleur court, à Cannes en 2001.

La deuxième vidéo est issue d'un concours mais s'adresse à un public technologiquement averti. Tenez, ouvrez cette page et écoutez-en quelques minutes (passez les 30 secondes d'intro si vous êtes pressés). Il s'agit de la chanson Nude du dernier album In rainbows de Radiohead. Allez, prenez le temps, si vous ne la connaissiez pas déjà, d'apprécier sa douceur.
Radiohead a lancé, le premier avril dernier et pendant un mois, un grand concours de remixage de cette chanson, dans le but de la booster un peu pour qu'elle passe en club. La tâche était vaine, tant elle était compliquée, et notre ami Thom le savait très bien... Cela n'a pas pourtant pas empêché à précisément 2252 remixes (la preuve) d'être envoyés, et les 10 plus populaires sont classés et écoutables ici.
Bon, elle arrive cette vidéo ? Oui oui, voilà : en marge de tout cela et un peu en retard, un fou furieux étudiant en école d'art visuel a choisi de réaliser son projet de fin d'études là-dessus, en prenant du vieux matériel informatique et électronique, et en recomposant la chanson avec. Cela donne une vidéo et une musique impressionnantes, qui vaut vraiment le coup d'oreille (vous pouvez avancer jusqu'à la fin de la première minute) (moi ce que je préfère c'est quand les disques durs se mettent à chanter...).

Enfin, parce que tout cela m'y refait penser, je ne me lasserai jamais de cette vidéo qui a tout juste un an et montre avec beaucoup de dextérité ce que disent nos Daft Punk nationaux dans l'excellent Harder, Better, Faster, Stronger. Le buzz des Daft Hands avait donné suite, grâce à deux californiennes qui voulaient faire un break pendant des révisions, à un des meilleurs cours de gym disponible sur youtube...

jeudi 21 février 2008

[redécouverte] Venus, The red room

Depuis une semaine, je réécoute The red room, le dernier album en date de Venus, qui est l'utime preuve que la Belgique est un pays qui vaut le coup d'oreille. Cet album, que j'ai acheté selon mes logs le 15 avril 2006 à la Fnac Montparnasse, soit 3 jours avant sa sortie officielle (je ne m'en souviens plus, ce devait être une exclu Fnac...), je ne l'avais jamais vraiment écouté. Je sais pas, j'étais encore dans l'excellent Vertigone, qui est vraiment un concentré de génie, une des meilleures galettes que j'ai ici.

Bref, je trouvais que rien n'égalait les Running at full speed ou Kallenovsky, peut-être deux des 10 meilleures chansons du monde, si un jour cela voulait dire quelque chose ; qu'à part l'intégrale de Portishead ou quelques Radiohead rien ne serait aussi mélancolique que Big waste time. Que s'il fallait citer chacune de ses 13 chansons pour montrer à quel point je ne me lasserai jamais de Vertigone, je le ferais volontiers. Mais là n'est pas le but de ce billet.

Je me suis rendu compte, au bout de presque deux ans donc, que The red room donc, qui a souffert du talent du précédent, est en fait tout simplement prodigieux. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive... Et je me le passe en boucle, comme pour rattraper le temps perdu. Tenez, je ne résiste pas à vous en laisser écouter une (presque) choisie au hasard. (Vous pouvez écouter des extraits de tout l'album sur le site de Venus.)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Poison est une chanson formidable, elle respire la révolte, elle monte en puissance, avec la voix et les violons, encore les violons, toujours les violons. Un passage calme à la quatrième minute avant de « réciter » ces paroles, de parler de plus en plus fort. Puis on hurle. We are like we are. We'll share everything. We'll share everything else. Et les violons, toujours les violons. On ne peut plus oublier cette chanson, on ne s'en défera jamais.

Mais ce serait injuste de faire croire que cet album est l'album d'une chanson. Non, loin de là, les autres titres se défendent mieux que bien à l'image d'un Mother's voice qui commence comme un chuchottement pour éclater comme un feu d'artifice. Ou ce Everything that rises must converge au nom trop long mais qui ne laisse aucun doute sur ses intentions, dès la première note. Et les violons, tiens, d'ailleurs, toujours les violons. Ou aussi ces Who the fuck gave you this invitation?, I spoke too soon, Unknown... Bref.

Do you think it's poison, I believe it's a cure
Is it a common point between me and you
Are we defending our idiosyncrazy
Are we maybe thinking we still wanna get crazier
Would it be because we're in a wrong direction
Could it be a cause for our too many questions
Is it a shame not to know what we can win and loose
Are we to be blamed for this and for the whole world, too
Should we reject life, in perfect empathy
Or give everyone time and make it sweeter
Well it seems like addiction to the human weakness
It's like a self-restriction to what could be called happiness
And we still need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else
We know we need more time to understand ourselves
We are just like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to love the best
And we'll give everything and we'll give all the rest
Can you think of a reason, I believe it's too pure
Too much imagination makes you feel insecured
Our backbones are bending drawing up to the ground
Our deepest feelings like joining lips of a wound
Do we run along life, ruining it sometimes
Do we surf on our worse lies, trying to make them die
Preserving our aloofness, pretending not to guess
It's a matter of decision, not a question of illusion
We know we need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else

lundi 15 octobre 2007

Écorchés

Peut-être à nouveau entendrons-nous un jour cette énorme musique (venant de l'excellent double album live En public) :

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

L'hymne d'un peuple. Le peuple des écorchés. White light, white heat.

...
Oh mais non rien de grave
Y'a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi.
Emmene-moi, emmene-moi
On doit pouvoir
Se rendre écarlates
Et même
Si on précipite
On devrait voir
White light white heat
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux...
Serre-moi encore
Nous les écorchés vifs
On en a des sévices

mardi 28 août 2007

Rock en Seine 2007

Ce weekend, c'était Rock en Seine, qui grandit chaque année depuis ses cinq ans d'existence. Et même si dans l'ensemble la programmation n'était pas vraiment faite pour moi (trop de groupes à la mode comme The Hives ou de groupes électro comme 2 Many Djs), les simples noms d'Émilie Simon et de Björk ont suffit à me déplacer.

Et je n'ai pas été déçu, avec pour le premier, sur la (petite) scène de la Cascade, une très bonne place sans arriver en avance. Les instruments sont «hand-made», comme l'espèce de brassard avec plein de leviers qu'elle porte autour du bras et qui lui permet de distordre sa voix et sa guitare. Le percussionniste est absolument impressionnant, quand il donne le tempo en tapant de plusieurs façon dans le bol d'eau géant ou quand il joue du piano en même temps qu'Émilie mais directement en tapant sur les cordes...

Émilie Simon en concert à Rock en Seine, 24 août 2007

Pour le second, Björk nous a offert un joli show aux couleurs de son dernier album mais avec plein de morceaux des anciens, hormis Medúlla je crois. En particulier, on aura apprécié le Hyperballad, se changeant en ballade technoïde directement enchainée sur un Pluto bourré d'hormones (ou d'ecstasy, au choix). On attendait alors tous Declare Independance (dont j'ai déjà chanté les louanges), on l'aura 20 minutes plus tard, comme un manifeste qu'elle est vouée à devenir, en dernière chanson de ce concert, une sorte d'apothéose. On aura aussi tous pris soin d'halluciner en regardant le joujou électronique du musicien Damian Taylor, une table «multi-tactile» qui interfère directement avec les boutons que l'on y place. C'est vraiment bluffant de voir la technologie autant au service de l'art.

Björk en concert à Rock en Seine, 26 août 2007

dimanche 22 juillet 2007

Le retour de Björk

Alléluia ! 10 ans après Homogenic, nous avons enfin retrouvé Björk. L'histoire raconte qu'elle s'était perdus sur différents sentiers sinueux, entre le cinéma de Lars Von Trier, l'hiver de Vespertine ou les voies de Medulla. On pensé l'avoir perdue, ne plus la retrouver. Elle n'avait même pas appelé depuis son départ. Elle est revenue, fin avril.

Volta, puisque c'est de cela qu'il s'agit, doit pouvoir souffrir du qualificatif «d'électrique» (désolé). Les dix premières secondes sont certainement les plus importantes. On entend un bruit bizarre, répétitif. Puis on lit le titre de la chanson, Earth intruders, et les images apparaissent, on voit une armée de petits bonhommes marchant au pas (le bruit qu'on entend), on voit cette image qui pourrait venir d'un clip de Michel Gondry. Comme à l'époque de Debut/Post, on voit ces personnes enfantins qui marchent et nous envahissent au son de We are the Earth intruders, we are the stars shooters.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Volta, c'est surtout le retour du beat et de l'électronique, qu'il soit discret comme dans Wanderlust ou omniprésent comme dans Innoncence (aux sonorités presque rap comme Big time sensuality avait une sonorité presque dance). Ma préférée en ce moment est d'ailleurs la plus violente de l'album, Declare Independance, rappelant Pluto, avec cette électronique en forme de basse saturée et cette décidément fabuleuse voix, surtout quand elle crie. :)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Raise your flag !

Mais il y a aussi des morceaux calmes, hérités certainement de Vespertine. Avec des instruments «exotiques» (des cithares ? des harpes islandaises (si cela existe) ?), beaucoup de cuivres, de beaux mélanges, et toujours cette voix...

Achetez-le si vous êtes fan ! (Si ce n'est pas le cas, peut-être vaut-il mieux commencer par Homogenic...)