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mardi 28 août 2007

Rock en Seine 2007

Ce weekend, c'était Rock en Seine, qui grandit chaque année depuis ses cinq ans d'existence. Et même si dans l'ensemble la programmation n'était pas vraiment faite pour moi (trop de groupes à la mode comme The Hives ou de groupes électro comme 2 Many Djs), les simples noms d'Émilie Simon et de Björk ont suffit à me déplacer.

Et je n'ai pas été déçu, avec pour le premier, sur la (petite) scène de la Cascade, une très bonne place sans arriver en avance. Les instruments sont «hand-made», comme l'espèce de brassard avec plein de leviers qu'elle porte autour du bras et qui lui permet de distordre sa voix et sa guitare. Le percussionniste est absolument impressionnant, quand il donne le tempo en tapant de plusieurs façon dans le bol d'eau géant ou quand il joue du piano en même temps qu'Émilie mais directement en tapant sur les cordes...

Émilie Simon en concert à Rock en Seine, 24 août 2007

Pour le second, Björk nous a offert un joli show aux couleurs de son dernier album mais avec plein de morceaux des anciens, hormis Medúlla je crois. En particulier, on aura apprécié le Hyperballad, se changeant en ballade technoïde directement enchainée sur un Pluto bourré d'hormones (ou d'ecstasy, au choix). On attendait alors tous Declare Independance (dont j'ai déjà chanté les louanges), on l'aura 20 minutes plus tard, comme un manifeste qu'elle est vouée à devenir, en dernière chanson de ce concert, une sorte d'apothéose. On aura aussi tous pris soin d'halluciner en regardant le joujou électronique du musicien Damian Taylor, une table «multi-tactile» qui interfère directement avec les boutons que l'on y place. C'est vraiment bluffant de voir la technologie autant au service de l'art.

Björk en concert à Rock en Seine, 26 août 2007

dimanche 22 juillet 2007

Le retour de Björk

Alléluia ! 10 ans après Homogenic, nous avons enfin retrouvé Björk. L'histoire raconte qu'elle s'était perdus sur différents sentiers sinueux, entre le cinéma de Lars Von Trier, l'hiver de Vespertine ou les voies de Medulla. On pensé l'avoir perdue, ne plus la retrouver. Elle n'avait même pas appelé depuis son départ. Elle est revenue, fin avril.

Volta, puisque c'est de cela qu'il s'agit, doit pouvoir souffrir du qualificatif «d'électrique» (désolé). Les dix premières secondes sont certainement les plus importantes. On entend un bruit bizarre, répétitif. Puis on lit le titre de la chanson, Earth intruders, et les images apparaissent, on voit une armée de petits bonhommes marchant au pas (le bruit qu'on entend), on voit cette image qui pourrait venir d'un clip de Michel Gondry. Comme à l'époque de Debut/Post, on voit ces personnes enfantins qui marchent et nous envahissent au son de We are the Earth intruders, we are the stars shooters.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Volta, c'est surtout le retour du beat et de l'électronique, qu'il soit discret comme dans Wanderlust ou omniprésent comme dans Innoncence (aux sonorités presque rap comme Big time sensuality avait une sonorité presque dance). Ma préférée en ce moment est d'ailleurs la plus violente de l'album, Declare Independance, rappelant Pluto, avec cette électronique en forme de basse saturée et cette décidément fabuleuse voix, surtout quand elle crie. :)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Raise your flag !

Mais il y a aussi des morceaux calmes, hérités certainement de Vespertine. Avec des instruments «exotiques» (des cithares ? des harpes islandaises (si cela existe) ?), beaucoup de cuivres, de beaux mélanges, et toujours cette voix...

Achetez-le si vous êtes fan ! (Si ce n'est pas le cas, peut-être vaut-il mieux commencer par Homogenic...)

Les soldes, c'est mal

Je hais le consumérisme et ceux qui nous y poussent (et la Fnac en particulier).

La fin des temps Aqme 12,65 € 11,39 €
Take my head Archive 6,99 €
Lights Archive 9,99 €
Medulla Björk 6,99 €
Live au Trianon Camille 6,99 €
Homework Daft Punk 6,99 €
Discovery Daft Punk 6,99 €
Human after all Daft Punk 6,99 €
Western sous la neige Dionysos 6,99 € 0 €
Monsters in love - Edition cristal Dionysos 6,99 € 0 €
Foo Fighters Foo Fighters 12,65 € 11,39 €
There is nothing left to lose Foo Fighters 12,65 € 11,39 €
One by one Foo Fighters 12,65 € 11,39 €
Skin and bones Foo Fighters 12,65 € 11,39 €
Patchanka Mano Negra 6,99 € 0 €
Puta's fever Mano Negra 6,99 € 0 €
No protection Massive Attack 6,99 €
Où veux-tu qu'je r'garde Noir Désir 8,99 €
Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient Noir Désir 14,03 € 12,63 €
Du ciment sous les plaines Noir Désir 6,99 €
Tostaky Noir Désir 6,99 €
One trip one noise Noir Désir 6,99 €
Dummy Portishead 6,99 €
Portishead Portishead 6,99 € 0 €
P.N.Y.C. Portishead 12,65 € 11,39 €
Pablo Honey Radiohead 6,99 €
Kid A Radiohead 6,99 €
Amnesiac Radiohead 6,99 €
My iron lung Radiohead 6,99 €
Is this it ? The Strokes 9 €
Room on fire The Strokes 9 €
First impressions of Earth The Strokes 9 € 1,99 €
Triumphs and travails of Orphan Mae Laura Veirs 7,77 € 6,99 €
Troubled by the fire Laura Veirs 7,77 € 6,99 €
Carbon glacier Laura Veirs 7,77 € 6,99 €

Ça me permet de compléter totalement mes dicographies de Aqme, Björk, Camille, Dionysos, Foo Fighters, Massive Attack, Laura Veirs ; d'acquérir des albums de Noir Désir que je n'avais qu'en mauvais mp3, ainsi que les trois albums de Portishead ; d'acquérir aussi les trois albums des Strokes pour 20€, que je connais mal, et quatre des sept albums de Radiohead dont je ne connais presque que Ok Computer et les participations de Tom York aux travaux de Björk et PJ Harvey.

J'en ai profité pour faire un compte, il me reste quatre albums d'Archive à acquérir (je ne connais que Take my head, on va voir si le dernier est bien) pour avoir la disco complète, Dies Irae de Noir Désir, Heart des Stars (je crois que les deux autres albums que je n'ai pas ne sont pas distribués en France...), un live À l'Olympia d'Émilie Simon, The bends, Hail to the thief de Radiohead, The man who was already dead de Venus, et cinq ou six albums des Smashing. On verra plus tard. Normalement, 35 albums c'est mon quota sur une année. :-)

[Edit : Foo Fighters (l'album) n'était en fait plus disponible... Donc il reste sur la liste des albums à acheter.]

dimanche 20 mai 2007

AaRON, en live

J'étais au Théâtre des Bouffes du Nord vendredi soir pour un des quatre concerts d'Aaron. Et c'était tout simplement très très bien.

La salle a un cachet énorme. Des vieux murs mal poncés, à même la pierre, on se croirait dans une vieille église. Et la lumière était formidable. Un vrai spectacle, dès la première seconde du concert où l'on est plongés dans le noir jusqu'à la première seconde d'un Tunnel d'or d'une émotion incroyable.

Simon, puisque maintenant on se connaît :), a un contact très humain et a réussi à enflammer la salle avec sa fabuleuse et non moins improbable danse de la pluie, malgré une musique que l'on qualifie de triste ou d'intimiste. AaRON a réussi à faire se lever l'ensemble du théâtre, et ce n'était franchement pas volé. Et la reprise d'une des toutes meilleures chansons venues du grand nord, à savoir Bachelorette, était absolument épatante. Et c'est un fan qui parle...

On espère qu'ils nous en feront un album live, qu'on ira acheter sans attendre. La tournée a l'air d'être longue (rubrique «tour»), les dates aux Bouffes du Nord étaient complètes...

Finissons par le commencement : la première partie, deux irlandais, un type avec une voix géniale. Je n'ai pas retenu le nom et je n'arrive pas à le retrouver, mais j'imagine qu'on entendra encore parler d'eux vu combien ils ont du talent.

jeudi 26 avril 2007

Top 10 musique, bis

Nouveauté pour le top 10 musique : il intègre désormais un lecteur mp3 qui permet d'écouter en direct les chansons dont je parle, histoire de pouvoir s'en faire une idée.

J'utilise pour cela le très bon lecteur de Neolao, en version «multi», c'est-à-dire pouvant gérer plusieurs fichiers, avec playlist. Ce lecteur flash est très bon, presque rien à redire (si ce n'est que la mise en cache des fichiers de configuration a l'air un peu violente).

Pour les mp3, j'ai réencodé les miens, après avoir fait quelques tests et vu que finalement ça ne changeait pas grand chose de repartir des originaux de mes cds ou de prendre mes mp3 (en 160 ou 192kbps, c'est certainement pour cela). Une lecture de man lame plus tard, et on se retrouve simplement avec

lame --resample 44.1 -b 80 --tt "Titre" --ta "Auteur" fichier-original.mp3 fichier-réencodé.mp3

pour réencoder en 80kbps, qui d'après mes écoutes étaient le plus faible taux à ne pas distordre trop le son sur certains instruments (le pire étant visiblement les cymbales les plus aigües). Un petit script bash pour automatiser tout cela, et ça roule...

Bonne écoute !

samedi 7 avril 2007

Top 10 musique

J'ai mis à jour jeudi soir mon top 10 musique. Ça m'a permis de faire un point sur ce que j'écoute, parce que y a pas mal de choses différentes. C'est à peu près représentatif.

À faire pour bientôt : mettre à jour mon top 10 films. J'aimerais y intégrer des films comme Les poupées russes, qui est vraiment formidable et qui mériterait sa place. Peut-être faire des catégories aussi, même si c'est plus compliqué. On verra.

mercredi 21 février 2007

AaRON

AaRON, pour (selon le titre de l'album) Artificial Animals Riding On Neverland, c'est d'abord une chanson, Lili. Une chanson découverte dans un film tout simplement formidable, qui mériterait le César samedi qui vient, une chanson qui est tellement émouvante que le réalisateur de Je vais bien, ne t'en fais pas l'a prise telle quelle et en a donné le nom à son héroïne. Une chanson à tomber, passée en boucle, une chanson qui fait que l'on reste scotché au fauteuil une fois la lumière rallumée, attendant la fin du générique et se disant «Je dois m'acheter l'album et tout ce que fera ce groupe».

AaRON, c'est, une fois passée la découverte, une voix, une voix éraillée de vieux crooner ayant trop fumé... mais avec un timbre un peu aigu dénonçant un âge pas si avancé. C'est une voix magnifique, toujours bien posée alors qu'on a l'impression qu'elle improvise. Une voix formidablement humaine.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

AaRON, ce sont des chansons pour la plupart mélancoliques, rappelant un jour de pluie pendant lequel on n'aurait d'autre choix que de traverser un Paris tout gris plein de gens qui s'engueulent sur les trottoirs, mais protégé par une bulle de musique impénétrable.

AaRON, ce sont très peu d'instruments, à peine un piano, des fois un violon à peu audible, une guitare sur une chanson. Une ambiance minimaliste pour des mélodies faciles à retenir, des instruments qui laissent un niveau sonore dominant à la voix, parce que l'on comprend bien que c'est elle la plus importante. Les textes aussi sont très beaux d'ailleurs, mais cela paraît tellement évident... Des instruments qui bien que discrets sont essentiels à la cohérence de l'ensemble, rajoutent de l'intensité à cet album s'il en manquait encore.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

AaRON, c'est enfin une touche d'électronique que l'on ne détecte pas à la première écoute. Plus tard, une fois que le calme autour de soi est fait, on y revient, on écoute les yeux fermés, et on les voit apparaître, ces rythmes bizarres et distordus. Et on se dit que finalement, le résultat ne serait vraiment pas le même s'ils n'étaient pas là eux aussi.

AaRON, c'est deux types. C'est dire la concentration de génie qu'ils ont ces types. On attend avec impatience le deuxième album...

J'ai eu beaucoup de mal à choisir les chansons en écoute ici. Je ne veux pas tous les mettre, j'aimerai tellement que si vous aimiez ce qu'ils font vous achetiez l'album. Alors j'en ai pris deux que je trouve assez représentatifs et parmi les meilleurs titres de l'album. Mais ce n'est pas évident quand tout est bon. Le tunnel d'or, selon moi la meilleure chanson, risque pour longtemps d'être écoutable ici. O-Song, Mister K. ou Beautiful scar auraient largement leur place ici.

mardi 6 février 2007

Unsure

Ça fait un mois au moins que tous les jours je me dis «je dois en parler, je dois parler de cette chanson».

Unsure. Diving with Andy, in Diving with Andy. Ce groupe se définit très justement comme composant en français des mélodies à l'anglaise, et écrivant en anglais des chansons à la française. L'album entier est très calme, avec la voix douce et berçante de cette nana, qui nous chante une pop très bien produite, alternant parfaitement les envols et les atterrissages. L'album entier est très beau, mais Unsure sort très nettement du lot.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Cette chanson est intense. Cette chanson force à fermer les yeux, à ne penser à rien d'autre qu'à la pureté de ce violon et de cette voix réunis pour trois minutes de bonheur. Les paroles sont aussi belles que la façon avec laquelle elles sont servies, encore brûlantes, sans pourtant nous enlever l'envie de les dévorer jusqu'à satiété. Le dernier Cause I'm sure to like, avec ce violon derrière lui qui court et bat réellement des ailes, est tout simplement à couper le souffle. C'est cela, précisément : on passe les quelques secondes qui suivent en apnée, à la recherche d'un air qui ne nous satisfera que s'il est plus pur que cet air là, et que bien sûr on ne trouvera jamais.

jeudi 16 novembre 2006

Les émois des derniers mois

Oui, c'est sûr, le titre n'est pas très original, et est lamentablement piqué à un hebdomadaire célèbre... J'inaugure une nouvelle catégorie, qui parlera de musique. Allez, soyons fou, nous sommes sur un blog, j'ai aussi le droit d'arrêter de parler d'informatique en permanence...

J'aimerais que le monde entier connaisse Monochrome, et en particulier leur dernier album en date, Éclat. Je ne ferai certainement jamais une aussi bonne critique que des professionnels, mais vraiment j'adore.

Ma première impression, c'était Ce type ne sait pas chanter, c'est atroce. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai acheté quand même l'album. Et je n'en suis pas déçu. C'est très énergique, très énergétique aussi, c'est à la fois en anglais, en allemand et en français. Je crois qu'en fait j'aime toutes les chansons, même si j'ai une petite préférence pour Ecart (les murs ont la parole), qui possède un rythme parfait, alternant les passages rapides et les coupures. La batterie est puissante et irrégulière comme je l'aime, les deux voix sont finalement tout-à-fait accordées, la guitare est belle, et l'ensemble prend tout simplement aux tripes. C'est juste dommage qu'on n'ait qu'une partie des paroles dans le livret.

Tiens, allez, pour le plaisir :

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Wherever I am, I am what's missing.
What does it feel to fear ?

La suite au prochain numéro.

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