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Tag - paroles

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jeudi 12 février 2009

February stars

Il est des chansons qu'on apprécie sans savoir pourquoi. Je ne sais pas pourquoi j'aime tant cette chanson, peut-être simplement parce qu'elle parle de février un mois si froid, si noir, mais qui est pourtant le début de la suite, le mois où tout recommence, où l'hiver déprimant s'arrête, où le printemps reprend vie, où tout fonctionne à nouveau...
C'est peut-être le fait que chaque année, précisément en février, je retombe dessus. C'est peut-être ça qui me fait adorer cette chanson. Et penser qu'elle m'est terriblement personnelle.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I watched you come and go
How was I to know
You'd steal the show?

One day I'll have enough to gamble
I'll wait to hear your final call
And bet it all

I'm hanging on
Here until I'm gone
I'm right where I belong
Just hanging on

Even though
I pass this time alone
Somewhere so unknown
It heals the soul

You ask for walls I'll build them higher
We'll lie in shadows of them all
I'd stand but they're much too tall
And I fall

February Stars
Floating in the dark
Temporary scars
February Stars

jeudi 11 septembre 2008

Le fleuve

Cette chanson, et particulièrement son interprétation dans le double album En public qui est décidément mon préféré, me plongera toujours, malgré moi, dans cette impression de me retrouver, en pleine nuit, dans notre ville à passer entre le fleuve et la place de la Bourse, à l'époque où elle était encore grise, terne, sombre et inquiétante, à l'époque où les lumières du pont de Pierre illuminaient péniblement le reste des quais. À la peut-être cinq-centième écoute, j'ai encore l'impression de faire des bonds de plus de 10 ans en arrière...

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard
Elle enveloppe et elle sape les carcasses atroces
Et si tu peux te perdre du côté du fleuve
Lui seul te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus jamais, jamais respirer

Comme elle est belle ma ville et ses lumières seulement pour les fous
Celui qui veut se la découpe en tableaux
Là c'est l'heure ou le silence balance sur les eaux du fleuve
Le rythme des horloges qui pourrissent

Y'a là-bas cette fille qui enfle son souffle et ses jupes
Ouvertes comme des corolles en suspens
Et plus elle danse, et plus elle flambe, et plus il l'aime, lui, comme il sent
Que no se puede, la Vida no vale Nada.

lundi 7 juillet 2008

Passé à travers

Cette chanson me trotte depuis bientôt 10 ans dans la tête. Ceci ne veut sûrement rien dire pour vous. Mais je m'en suis complètement fait un roman.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

7 juillet 2008
Net l'image satellite
Tu vois, nos mers
Ont l'air si fier
On se reparle
J'hallucine
Je danse
En ces temps d'abondance
Ici, aucun destin n'hésite
Changé depuis dix secondes
Un monde respire
Je culmine

Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place

Je fais
L'homme que rien n'étonne
La lune est belle comme 200 briques
Est ce par le jeu du hasard
Nous sommes lundi
Nous somme riches

Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place

Aston Villa, L'âge d'or, in Extraversion.

jeudi 21 février 2008

[redécouverte] Venus, The red room

Depuis une semaine, je réécoute The red room, le dernier album en date de Venus, qui est l'utime preuve que la Belgique est un pays qui vaut le coup d'oreille. Cet album, que j'ai acheté selon mes logs le 15 avril 2006 à la Fnac Montparnasse, soit 3 jours avant sa sortie officielle (je ne m'en souviens plus, ce devait être une exclu Fnac...), je ne l'avais jamais vraiment écouté. Je sais pas, j'étais encore dans l'excellent Vertigone, qui est vraiment un concentré de génie, une des meilleures galettes que j'ai ici.

Bref, je trouvais que rien n'égalait les Running at full speed ou Kallenovsky, peut-être deux des 10 meilleures chansons du monde, si un jour cela voulait dire quelque chose ; qu'à part l'intégrale de Portishead ou quelques Radiohead rien ne serait aussi mélancolique que Big waste time. Que s'il fallait citer chacune de ses 13 chansons pour montrer à quel point je ne me lasserai jamais de Vertigone, je le ferais volontiers. Mais là n'est pas le but de ce billet.

Je me suis rendu compte, au bout de presque deux ans donc, que The red room donc, qui a souffert du talent du précédent, est en fait tout simplement prodigieux. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive... Et je me le passe en boucle, comme pour rattraper le temps perdu. Tenez, je ne résiste pas à vous en laisser écouter une (presque) choisie au hasard. (Vous pouvez écouter des extraits de tout l'album sur le site de Venus.)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Poison est une chanson formidable, elle respire la révolte, elle monte en puissance, avec la voix et les violons, encore les violons, toujours les violons. Un passage calme à la quatrième minute avant de « réciter » ces paroles, de parler de plus en plus fort. Puis on hurle. We are like we are. We'll share everything. We'll share everything else. Et les violons, toujours les violons. On ne peut plus oublier cette chanson, on ne s'en défera jamais.

Mais ce serait injuste de faire croire que cet album est l'album d'une chanson. Non, loin de là, les autres titres se défendent mieux que bien à l'image d'un Mother's voice qui commence comme un chuchottement pour éclater comme un feu d'artifice. Ou ce Everything that rises must converge au nom trop long mais qui ne laisse aucun doute sur ses intentions, dès la première note. Et les violons, tiens, d'ailleurs, toujours les violons. Ou aussi ces Who the fuck gave you this invitation?, I spoke too soon, Unknown... Bref.

Do you think it's poison, I believe it's a cure
Is it a common point between me and you
Are we defending our idiosyncrazy
Are we maybe thinking we still wanna get crazier
Would it be because we're in a wrong direction
Could it be a cause for our too many questions
Is it a shame not to know what we can win and loose
Are we to be blamed for this and for the whole world, too
Should we reject life, in perfect empathy
Or give everyone time and make it sweeter
Well it seems like addiction to the human weakness
It's like a self-restriction to what could be called happiness
And we still need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else
We know we need more time to understand ourselves
We are just like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have to love the best
And we'll give everything and we'll give all the rest
Can you think of a reason, I believe it's too pure
Too much imagination makes you feel insecured
Our backbones are bending drawing up to the ground
Our deepest feelings like joining lips of a wound
Do we run along life, ruining it sometimes
Do we surf on our worse lies, trying to make them die
Preserving our aloofness, pretending not to guess
It's a matter of decision, not a question of illusion
We know we need more time to understand ourselves
We are like we are, there's nothing else we meant
One day we shall have learnt how we have like ourselves
And we'll share everything and we'll share everything else

lundi 15 octobre 2007

Écorchés

Peut-être à nouveau entendrons-nous un jour cette énorme musique (venant de l'excellent double album live En public) :

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

L'hymne d'un peuple. Le peuple des écorchés. White light, white heat.

...
Oh mais non rien de grave
Y'a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi.
Emmene-moi, emmene-moi
On doit pouvoir
Se rendre écarlates
Et même
Si on précipite
On devrait voir
White light white heat
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux...
Serre-moi encore
Nous les écorchés vifs
On en a des sévices

dimanche 22 juillet 2007

Le retour de Björk

Alléluia ! 10 ans après Homogenic, nous avons enfin retrouvé Björk. L'histoire raconte qu'elle s'était perdus sur différents sentiers sinueux, entre le cinéma de Lars Von Trier, l'hiver de Vespertine ou les voies de Medulla. On pensé l'avoir perdue, ne plus la retrouver. Elle n'avait même pas appelé depuis son départ. Elle est revenue, fin avril.

Volta, puisque c'est de cela qu'il s'agit, doit pouvoir souffrir du qualificatif «d'électrique» (désolé). Les dix premières secondes sont certainement les plus importantes. On entend un bruit bizarre, répétitif. Puis on lit le titre de la chanson, Earth intruders, et les images apparaissent, on voit une armée de petits bonhommes marchant au pas (le bruit qu'on entend), on voit cette image qui pourrait venir d'un clip de Michel Gondry. Comme à l'époque de Debut/Post, on voit ces personnes enfantins qui marchent et nous envahissent au son de We are the Earth intruders, we are the stars shooters.

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Volta, c'est surtout le retour du beat et de l'électronique, qu'il soit discret comme dans Wanderlust ou omniprésent comme dans Innoncence (aux sonorités presque rap comme Big time sensuality avait une sonorité presque dance). Ma préférée en ce moment est d'ailleurs la plus violente de l'album, Declare Independance, rappelant Pluto, avec cette électronique en forme de basse saturée et cette décidément fabuleuse voix, surtout quand elle crie. :)

Lecteur mp3 en flash, merci Neolao

Raise your flag !

Mais il y a aussi des morceaux calmes, hérités certainement de Vespertine. Avec des instruments «exotiques» (des cithares ? des harpes islandaises (si cela existe) ?), beaucoup de cuivres, de beaux mélanges, et toujours cette voix...

Achetez-le si vous êtes fan ! (Si ce n'est pas le cas, peut-être vaut-il mieux commencer par Homogenic...)

jeudi 12 juillet 2007

Le sens du vent

Il y aura toujours le sens du vent pour savoir contre quoi lutter

Mano Solo, Les endurants, in In the garden (2007)