Ça devient super fashion en ce moment, tout le monde le fait, du coup je m'y suis mis aussi. On appelle pompeusement (ou techniquement) cela «virtualisation». Il s'agit de faire tourner un logiciel qui se prend pour un ordinateur complet, et qui permet d'installer ce que l'on veut dedans.
Pourquoi ?
C'est pas vraiment pour moi. Certaines personnes que je ne nommerai pas n'aiment pas OpenOffice et ont besoin de Word pour vivre bien. Et qui dit Word dit souvent Windows (j'ai essayé Wine, qui progresse chaque jour, et qui n'est pas encore au point).
Comment ?
Il suffit d'installer VirtualBox. C'est un logiciel libre, gratuit, et multi-plateforme. On peut faire tout ce qu'on veut avec (y compris y installer un Windows, si vous avez légalement une licence). Si vous êtes sous Windows, c'est un bon moyen pour tester Linux Ubuntu par exemple...
Il y a plein de tutoriels sur comment VirtualBox s'installe et s'utilise, en particulier sur Ubuntu. Je vous laisse faire des recherches dans votre moteur de recherche préféré.
D'autres solutions ?
D'autres «virtualiseurs» existent, le plus connu étant certainement VMWare. C'est lui d'ailleurs que j'utilisais depuis environ un an. Comme tous ceux qui ont essayé VirtualBox, le constat est sans appel : VirtualBox est énormément plus rapide, plus simple à configurer, moins envahissant (en particulier au niveau de la conifguration du réseau interne).
Et les documents ?
Dans mon cas, le but du jeu est d'éditer des .doc avec Word et de pouvoir en faire quelque chose. Donc ne pas avoir réellement de documents dans le Windows virtualisé, mais tout dans mes répertoires Linux. Ici encore, le très bon wiki d'Ubuntu-fr en parle de façon très détaillée. Mais précisons :
- à l'heure actuelle, le partage natif de VirtualBox (sans passer par Samba) ne fonctionne pas de façon stable. Écrans bleus systématiques si vous n'avez pas de chance, déconnexions systématiques dans tous les cas. Ça s'améliorera certainement dans les mois (jours ?) qui viennent.
- le réseau est très très simple à configurer, il suffit de choisir NAT dans les paramètres réseaux de la machine virtuelle. Et contrairement à VMWare, l'ordinateur hôte (Ubuntu ici) ne voit pas 5 interfaces supplémentaires inutiles. Et la machine virtuelle a le net.
- une fois que c'est fait, on peut sécuriser le partage Samba en mettant dans /etc/samba/smb.conf :
hosts allow 10.0.2.
seulement, ce qui veut dire que personne à part la machine virtuelle ne peut accéder aux partages. Du coup, on peut mettre un mot de passe bidon quand on tape
sudo smbpasswd le_pseudo
ce qui permet soit de ne pas s'embêter à taper son vrai mot de passe (qui est compliqué parce qu'on n'est pas bête et qu'on sait que c'est important un mot de passe), soit à le stocker dans Windows par exemple en tapant, la première fois que l'on veut se connecter, dans une «console» (Menu démarrer -> "Exécuter" -> «cmd») :
net use h: mot_de_passe \\10.0.2.2\le_nom_du_partage /user:utilisateur /savecred
où on remplacera ce qui va bien. Attention, cela ne fonctionne que sous Windows (XP) Professionnel d'après la doc («net help use»).
Un bémol ?
Oui, VirtualBox n'est pas encore traduit. J'imagine que c'est pour bientôt... :)